Cuba : No es Facil
Chers lecteurs, chères trices,Pour tout vous dire, depuis un bout de temps, j'avais en tête d'aller à Cuba.
Non pas en pèlerinage politique, ni en hôtel "all inclusive" mais plutôt (l'ami de Mickey) par curiosité : pour voir à quoi ça pouvait bien ressembler. Et oui des "paradis" communistes il n'en reste plus beaucoup (à part peut etre la Corée du Nord). Et puis étant allé en Allemagne de l'Est étant jeune j'étais assez dubitatif de voir ce qu'un système socialiste (presque communiste, relisez Marx si vous voyez pas de quoi je parle) pourrait donner sous les caraïbes.
Le temps passant et vu l'état du Lider Maximo, je me suis dit qu'il serait peut-être temps d'aller voir ça de plus prêt vu que :
- Le régime risque de changer.
- Étant au Méxique, la havane n'est qu'à 2h d'avion.
- Un pote du Venezuela habite Cuba depuis 3 ans.
A cela, il faut rajouter que Pierre se disait exactement la même chose. L'occasion était trop bonne et cela faisait un petit bout de temps que je ne m'étais pas fait un voyage comme au bon vieux temps (ou j'étais jeune et fou).
Après quelques mails pour nous mettre d'accord nous voilà partis :
Moi depuis Mexico, Pierrot depuis Paris.

Ici commence le début de notre aventure qui nous emmènera d'un bout à l'autre de l'île pendant 2 semaines. Je ne vous cache pas qu'au final je garde un souvenir mitigé du pays...
mais je vous laisse découvrir tout ça...
Samedi 11 Nov : Départ

2 semaines de voyages avec un hébergement sur place, ce n'est pas la peine d'emmener grand chose. L'essentiel est d'avoir son attirail pour se laver (parce que bonjour pour trouver sur place), une serviette pour la plage, des tongues (pour les douches, ça vous évitera des surprises), de la crème solaire (en novembre le soleil n'est pas trop fort), chaussure type cross-country (évitez les Air-Max ou les Mephistos), une casquette, un petit sac à dos (en plus du sac de rando), des sacs plastiques et du PQ (faut s'accrocher pour en trouver), un adaptateur de prise, une trousse de soin (les pharmacies sont rares.... tout est rare en fait), un moyen de vous protéger de la pluie (moi j'opte pour le parapluie, c'est moche, oui mais efficace : abfab rulz).
Et là j'ai envie de dire... Et voilà!
Chargé plutôt léger j'arrive à l'aéroport et je me dépêche d'aller payer le visa d'entrée à Cuba (Obligatoire, si vous ne l'avez pas, vous pouvez oublier vos vacances). Je m'installe dans l'avion et 2h plus tard j'atterris à La Havane.
Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fait toujours des frissons d'arriver dans un nouveau pays. Et ça me plaît encore plus de le survoler avant d'arriver.
Brest... Je sors quasiment le premier de l'avion, miracle mon sac aussi sort le premier de la soute. (je me dis : "y a un truc").
Apparemment non puisque, je retrouve l'ami Pascal qui est venu me chercher! Retrouvailles et on part direct chez lui. Appart' sympa avec vue sur la mer.

Franchement qu'est ce que ça fait du bien de se retrouver à la mer, surtout lorsqu'on vient de la plus grande ville du monde!
Le soir nous sommes invités chez un pote à lui. Je commence à me faire une vague idée de l'ambiance des nuits à La Havane. Je reste assez stupéfait lorsqu'au cours de la soirée, 2 Cubains commencent à remplir des sachets de farine et de café avant de se barrer discrètement. Apparemment, C'est assez courant qu'après une soirée de se retrouver sans café, sans PQ, sans savon... Courant mais pas si choquant lorsque l'on connait les difficultés du pays.
Arrivée de Pierrot : Que bola' mi socio?
Après de bonnes retrouvailles, nous tachons de nous mettre au point pour le voyage :
"bon alors, qu'est ce qu'on fait?"
Avant de faire trop de plans sur la gourmette, nous essayons d'établir un itinéraire envisageable laissant place à l'improvisation.
C'est assez important de ne pas avoir d'idées trop précises de ce que l'on veut faire ... car à Cuba, rien n'est facile!
Nous profitons de notre première journée pour prendre un peu la température de la ville. Prendre nos repères en quelques sortes.
Il est temps d'oublier l'accent et l'argot méxicain pour revenir sur des bases qui nous sont chères : la langue cubaine est très proche du vénézuelien.
En tout cas, en terme de vocabulaire, le cubain n'est pas très compliqué... en revanche... quel putain d'accent!
Sans déconner, je crois que c'est le plus dur accent que j'ai eu à comprendre! Et pourtant je ne suis pas trop mauvais en espagnol.
Oubliez les "s", les "r", les "d" ...
Enfin bon, toujours est-il qu'il est vraiment agréable de se promener dans La Havane. Je vous en parlerai plus tard, mais je pense que c'est une des plus belles villes que j'ai visité de ma vie. Elle serait LA plus belle, si elle n'était pas en état de délabrement...

En tout cas, elle regorge de bâtiments magnifiques, de monuments...

il y a peu de voitures et surtout il n'y pas de pub...Globalement vous l'aurez compris, on se sent vite dans un autre monde.




En fait, plus tu commences connaître le pays, plus tu as l'impression d'être à la sécu mais à l'échelle d'un pays. C'est con à dire mais c'est difficile à se mettre dans la tête que le coiffeur, le taxi ou le mec qui vend des disques ... sont des fonctionnaires!
Première étape : Matanza
Nous voulions au début aller à Matanza en train. C'est sans doute possible. Nous n'y sommes jamais parvenus!
La première étape qui consistait à se rendre à la gare pour acheter un billet de train n'a pas été un franc succès. Car oui, on n'achète pas les billets à la gare. (Ça serait tellement simple).
Non.
Lorsque quelqu'un est enfin capable de nous dire ou l'on peut acheter un billet, on se rend compte que le terme "mission" n'est pas trop fort.
Vous connaissez les 12 travaux d'Asterix? bon ben pareil mais avec des Cubains.


Pourtant mon pote Nouredine m'avait prévenu : "ils vont te rendre fous les Cubains".

Finalement, après avoir trouvé le guichet, (dans une zone industrielle pérave), on nous fait comprendre qu'il n'y a plus de place ou alors dans la voiture motrice (!!) mais c'est pas sûr... et que de toutes facons c'est pas pour les touristes.
"faut pas rester là monsieur"
Et voilà, sur quoi se termine notre première tentative. Cela nous a permis de comprendre qu'à Cuba, les touristes n'ont pas à se mêler de la vie des Cubains.
Il y a une monnaie propre pour les étrangers alignée sur le dollar : Le CUC. Un CUC equivaut à 24 pesos en monnaie nationale.
C'est un renseignement bon à savoir, ce qui évite les embrouilles dont certains sont si habiles... ex :
- "bonjour, elle est à combien ton orange?"
- "un"
- "un quoi?"
- "un comme tu veux ... 1 dollar, 1 CUC, 1 euro, 1 peso"
!!!!
Et ouais vous l'aurez compris, ne venez pas à Cuba si vous êtes fauchés... parce qu'en dehors de la monnaie nationale (qui permet d'acheter un peu à bouffer, mais en dehors des fruits, du pain et de la pizza au fromage), il faudra claquer plus que de raison. A moins d'être malin -;o)
En tout cas à Cuba, inutile de vous la jouer "je ne suis pas touriste". A partir du moment ou vous n'avez pas l'accent cubain, même si vous parlez espagnol parfaitement, vous êtes un porte monnaie sur pattes. C'est triste et réducteur mais c'est hélas une réalité.
Finalement nous irons à Matanza en bus. Pour info, il y a 2 compagnies de bus à Cuba : Viaje Azul (pour les touristes) et Astro (pour les cubains).
Parfois, il n'y a plus de place dans le bus. Il est alors possible de prendre les bus Astro.
Le prix pour les cubaines est en peso.... et pour nous c'est le même ...mais en CUC, c'est à dire 24 fois plus!!
D'ailleurs c'est assez amusant de constater que l'informatique n'est pas encore généralisée. C'est à dire que tout est enregistré à la main. Les billets sont imprimés avec une vieille caisse enregistreuse! C'est hallucinant. Et l'on comprend mieux pourquoi il est si difficile de réserver un billet car il n'y a aucune centralisation des données!
C'est un peu le Far West de ce coté là mais bon c'est pas la mort non plus une fois qu'on a compris le système.
Matanza

Finalement nous avons pu quitter La Havane pour arriver à Matanza.
Alors Matanza, ce n'est pas Las Vegas hein...c'est une petit ville bien tranquille et assez "typique".
Le terminal est un peu éloigné du centre. N'hésitez pas à demander à chaque coin de rue votre chemin... parce que l'on vous indiquera un peu toutes les directions! C'est un peu la même au Méxique et au Venezuela tu me diras. Mais ça va on a l'habitude -;o)
Casa particular : il faut savoir qu'il n'y a quasiment pas d'hôtels à Cuba en dehors des grands complexes touristiques. Il faut donc loger chez l'habitant. Celui-ci doit posséder une autorisation (c'est très réglementé). Tout un tas de rabatteurs sont là pour vous indiquer ou trouver ses maisons qui souvent sont bien cachées. (hyper pratique).
Conseil : trouvez la maison tout seul, ça vous évitera d'avoir à payer plus cher la piaule...

Après avoir vesqui quelques chacals qui veulent te refiler tout et n'importe quoi (casa, paladar, cigars, putes) nous finissons par nous poser dans une casa.

On se motive pour aller visiter une grotte.Après avoir attendu le bus (la GUAGUA) 1h, on se décide à prendre un taxi... pas n'importe lesquel car tous ne peuvent pas prendre des touristes...
je vous l'ai dit que c'était pas simple!!

Finalement on verrait la grotte, 10 minutes de visite pour 3h de transport aller-retour. (retour en Gua-Gua, 25 fois moins cher que le taxi)
Nous visitons un peu les ruelles qui dans d'autres conditions m'auraient fait flipper (Le kangourou)... mais ici nan.



A ce propos, à Cuba, il n'y a quasi aucun sentiment d'insécurité. Même dans des barrios qui à moi me paresse craignos, il n'y a rien à craindre. C'est assez spécial d'ailleurs et ça fait du bien!
Varadero
Le lendemain nous quittons Matanza pour Varadero. C'est LE lieu touristique de Cuba. Sur cette péninsule se concentre un des plus grand complexe hôtelier de la région. Ultra touristique bien sur.

Nous nous contentons de rester dans le village. Et chose amusante alors que nous pensions être cernés par les gringos, nous nous rendons compte qu'il n'y a que des cubains!
Nous profitons de la plage, faisons du vélo bref la vie est belle!
Trinidad
Nous quittons Varadero rapidement pour descendre de l'autre coté de Cuba. A Trinidad, petite ville de la cote caraïbe.
La ville est très jolie mais hélas très touristique. Les rabatteurs se jettent sur vous à la sortie du bus pour vous proposer une casa particular ou un paladar : c'est particulièrement pénible.
C'est très déroutant surtout qu'on ne sait en général pas ou aller! Mais l'on se dit, si on les suit on va se faire avoir sur le prix.Finalement nous trouvons une casa, dans un quartier... un peu pourri n'ayons pas peur des mots!!
Mais ici nous sommes à Cuba et même à minuit il ne se passera rien...Nous décidons à nouveau de louer des vélos. (Au terminal)
alors conseil : Vérifiez BIEN votre vélo...avant de partir... c'est important pour la suite.
La côte n'est pas loin, la plage est magnifique.

le voyage se passe bien...

...jusqu'à ce que Pierre perde sa pédale (je parle du vélo).
On soupçonne le garde du parc à vélo (payant et bien sur obligatoire) d'avoir piqué l'écrou.Résultat nous gagnons un village de pécheurs pour qu'il nous dépanne... il nous en coûtera 5 CUC ...
5 CUC un écrou!
Je repars hyper véners... avec mon pneu crevé.
Je commence à avoir sérieusement les boules de nous faire prendre pour des billes.


La soirée se terminera malgré tout dans un excellent Paladar (resto chez l'habitant) et pas cher! (à la sortie du terminal prenez à droite puis encore à droite, c'est la porte bleue ou il y a écrit "LIS")
Nous partons le lendemain direction Santiago de Cuba en faisant une étape par Camaguey.
Camaguey
C'est plutôt une ville qui ne paye pas de mine... et qui au premier abord parait relativement pourrie!
Mais ce fut je crois notre plus belle surprise du voyage.

Le centre ville ressemble à un grand village. Les gens sont gentils et accueillants. On peut trouver à manger relativement facilement en monnaie nationale et même de la bière!
Les gens sont vraiment agréable. Notamment un petit épicier qui n'a pas grand chose à vendre à part sa bonne humeur!

On avait entendu parlé de fêtes nocturnes improvisées.
On pourra en voir un léger aperçu notamment dans une ruelle ou les jeunes du quartier se donnent rendez vous (à vélo) pour danser le reggaeton!
Assez amusant, mais c'est typiquement le truc que je n'aurais pas fait dans un pays comme le Méxique ou le Vénézuela (sans connaître le coin je veux dire)!
Finalement nous regagnons le terminal à minuit pour finir notre voyage vers Santiago de Cuba.
Santiago de Cuba
C'est sûrement la ville qui m'a le plus plu.

C'est très beau, près de la mer et les gens sont plutôt cool. On nous avait dit que les Jineteros étaient très présents et relou à souhait mais finalement nous avons bénéficié d'une paix relativement agréable.


C'est très beau, près de la mer et les gens sont plutôt cool. On nous avait dit que les Jineteros étaient très présents et relou à souhait mais finalement nous avons bénéficié d'une paix relativement agréable.

De Santiago, on peut dire que on l'a traversée en large et en travers. Pourquoi?
Car nous avions toujours l'idée de revenir en train jusqu'à La Havane.
Et ben mes canards, et ben p'tits frères, je vous dis pas la mission !!!
En tout cas notre première surprise fut que nous avons eu un comité d'accueil à l'arrivée du bus : Un mec avec un carton avec nos noms nous attendait!
Il se trouve que la personne qui nous hébergeait à Trinidad lui a passé des informations sur nous pour que l'on aille dormir chez lui plutôt que chez un autre! Il se trouve que ce fut notre meilleure étape.
Mais quand même...Je reste avec un sacré sentiment de flicage en règle.
Mais quand même...Je reste avec un sacré sentiment de flicage en règle.
Malgré tout le type était extrêmement sympa, ouvert politiquement et très réceptif au fait que nous étions Français mais venant du Venezuela et de Mexico. Nous avons pu échanger des points de vus intéressants, avec un bon franc-parlé, ce qui est au final assez rare.
Nous sommes restés 2 jours à Santiago ce qui nous a permis de visiter un peu les alentours et la ville.




Nous avons trouvé une méthode imparable pour visiter une ville : (chercher à) prendre le train.




Nous avons trouvé une méthode imparable pour visiter une ville : (chercher à) prendre le train.
Il nous a fallu une après midi entière et un début de soirée pour parvenir à nos fins. Il y a un train qui part par jour et on ne sait pas à quelle heure. On ne sait pas s'il y a de la place et on ne sait pas non plus quand on arrive à destination. Certains réservent pourtant des mois à l'avance.
Encore une fois les touristes payent en CUC et les cubains la même somme mais en monnaie locale. En tout cas, des touristes, il y en avait 2 et c'était nous.
Après avoir été à la gare une fois (placée idéalement entre une zone industrielle et le port)...
... en être revenus, passés à une agence de voyage, retournés à la gare, retournés dans le centre, puis re re tournés à la gare nous avons pu ENFIN monté dans le train... ce fameux train.

... en être revenus, passés à une agence de voyage, retournés à la gare, retournés dans le centre, puis re re tournés à la gare nous avons pu ENFIN monté dans le train... ce fameux train.
Honnêtement on ne s'attendait pas à galèrer autant pour retourner à La Havane.
Nous avons mis 24 h. Pour faire 1000 bornes.
Un bon 40km/h de moyenne.
Pas mal nan?
La nuit du départ a été formidable :
- pas de lumière dans le wagon
- des cafards
- pas de place pour se mettre à l'aise
- des vendeurs qui passe discrètement pour vendre des "sandwichs" dans un caddie de supermarché
- un trou de 30 cm entre les wagons
- pas de lumière dans les chiottes
- et de toutes façons il n'y a pas de porte non plus
Tu voulais du roots? ben en voilà!!!
En tout cas, ce petit voyage est idéal pour découvrir le pays.

On voit défiler les paysages et on a largement le temps de se remplir la tête d'images.




On voit défiler les paysages et on a largement le temps de se remplir la tête d'images.



Mais plus le temps, plus le retard s'accentue...et plus les esprits s'échauffent. Au bout de 20h de voyage, certains commencent à critiquer Castro ... mais pas trop quand même...les murs ont des oreilles.
Finalement nous arriverons à minuit à La Havane.
Je ne vous cache pas qu'on a brûlé directement nos affaires en arrivant sans passer par la case machine à laver ;o)
Viñales
Le lendemain nous décidâmes de nous "envoler" vers Viñales.
Nous avons trouvé la technique : plus besoin de perdre du temps à réserver le bus la veille... pointez vous 1h avant, c'est bien suffisant!
Pas très loin de La Havane, le bled est l'un des plus tranquille que l'on ait pu visiter.

Pas très loin de La Havane, le bled est l'un des plus tranquille que l'on ait pu visiter.

Par contre... munissez vous de votre Visa ET de votre passeport... sinon on vous refusera catégoriquement de vous héberger. il y a énormément de contrôle et l'hébergement illégal est fortement déconseillé...
A tel point que nous avons du aller jusqu'au camping à pied... qui était loin :
- Pardon monsieur, le camping est encore loin?
- oui...
- ah... ok gracias!
Évidemment, il était fermé depuis des mois. (personne n'a pris le soin de nous le dire).
Après avoir discuter avec une des personnes qui traînaient dans le coin, on finit par nous proposer un hébergement illégal.Je n'en dirai pas bcp plus, mais on était plus proche des poules et des lapins que des strasses et des paillettes!


Bien entendu officielle ou pas la nuit nous a été facturée au même prix que dans un hôtel!
Cependant je ne regrette pas du tout. Nous avons eu un sacré bon repas campagnard et voir le soleil se lever sur la vallée reste un bien beau moment.

Nous partîmes (500) à l'aube pour faire le tour de la région. Magnifique d'ailleurs.





Nous passerons dans les champs de tabacs, de cannes à sucres, en passant par une rivière souterraine ou nous prendrons un bain extrêmementrafraîchissant!



Nous partîmes (500) à l'aube pour faire le tour de la région. Magnifique d'ailleurs.




Nous passerons dans les champs de tabacs, de cannes à sucres, en passant par une rivière souterraine ou nous prendrons un bain extrêmementrafraîchissant!


Et finalement je crois que nous partagerons un des meilleurs moment du séjour avec un des vendeurs de cigare. Nous passerons une bonne bouteille de Vodka à discuter franchement de tout : de nos différences, du système, de Cuba, de la France, du Venezuela, de l'URSS, des Etats-Unis...




Au final, nous repartons "fatigués" mais les meilleurs amis du monde!

Et franchement cela fait du bien de partager ce genre de moment. C'est ce genre de rencontre qui me font aimer Cuba, exactement comme celles que l'on peut faire dans les autres pays latinos (Venezuela, Colombie, Brésil, Mexique)...


Et franchement cela fait du bien de partager ce genre de moment. C'est ce genre de rencontre qui me font aimer Cuba, exactement comme celles que l'on peut faire dans les autres pays latinos (Venezuela, Colombie, Brésil, Mexique)...

En tout cas, si vous passez par là, demandez s'ils n'ont pas retrouvé mes lunettes... ma serviette ... et ma casquette!
;o)
La Havane
Finalement le voyage se terminera à La Havane : là ou il a commencé.
Nous avons décidé de louer à nouveau des vélos (pas têtus les mecs!!) pour gagner du temps et de l'argent ...
quoique... vu que la location de vélos coûte la bagatelle de 12 CUC la journée...
Après un petit tour au parc Lenine ( plus de 20 bornes du centre),

on flânera dans les ruelles de Beyrouth..euh de La Havane pardon, pour finir sur le Malecon.



on flânera dans les ruelles de Beyrouth..euh de La Havane pardon, pour finir sur le Malecon.


Le pied.
On fera un peu la fête avant de partir, bien fatigués et contents de rentré à la maison malgré tout.
C'est l'heure du Bilan
Je reste donc sur un constat mitigé.
J'ai pas mal appris sur le pays que je connaissais mal en fait. J'ai été agréablement surpris par mal de choses mais je reste également sur certaines déceptions.
Je ne sais pas comment les choses vont évoluer politiquement, mais je pense que le pays est assis sur une poudrière. Certains quartiers comme celui ou nous étions logés à Santiago ressemble à de vrai barrios (comme à Caracas) mais la violence en est pour l'instant écartée. Jusqu'à quand?
- Les gens veulent du changement mais je ne crois pas qu'ils renonceront si facilement à leurs acquis (éducation gratuite, medecine accessible à tous etc.) Castro est vu plus comme un grand père que comme un dictateur. Un grand père peut etre dur mais au final on l'aime bien quand même. Il est donc de bon ton d'éviter de le critiquer.
Mais plus j'y pense plus je crois que le système tient car nous sommes dans les Caraïbes et non en Europe de l'est. Ici les gens prennent la vie du bon coté, le soleil, la mer et le rhum sont des atouts qu'on ne trouvait pas en Siberie...
- Les USA? que dire...
Il m'apparaît de plus en plus clair que nous avons affaire à des frères ennemis. Les cubains ne sont pourtant pas hostiles au peuple américain bien au contraire. D'ailleurs on peu voir pas mal de jeunes dans la rue avec des drapeaux américains sur leur T-shirts.

- Le blocus?

- Le blocus?
Je me demande si au final, il ne sert pas Castro comme un outil de propagande pour ne pas avouer que le système socialiste à la cubaine ne marche pas. D'ailleurs, à force de sortir à toutes les sauces, ça en est devenu une blague :
- "il ne marche pas l'interrupteur?"
- "non c'est à cause du blocus"
;o)
Si les échanges commerciaux sont en théorie interdits entre les USA et Cuba, rien n'empêche de faire des échanges avec tous les autres pays voisins...
- "il ne marche pas l'interrupteur?"
- "non c'est à cause du blocus"
;o)
Si les échanges commerciaux sont en théorie interdits entre les USA et Cuba, rien n'empêche de faire des échanges avec tous les autres pays voisins...
C'est curieusement la Chine qui en profite le plus en refourgant à tout va, infrastructures, bus etc...
- Chavez? Le venezuela?
A part chez les convaincus du système, je crois que les gens le voient comme celui qui les fait replonger dans le socialisme alors qu'ils pensaient la fin du régime proche. Donc si globalement il y a une sympathie envers le Venezuela, ce n'est pas non plus l'engouement.
- Chavez? Le venezuela?
A part chez les convaincus du système, je crois que les gens le voient comme celui qui les fait replonger dans le socialisme alors qu'ils pensaient la fin du régime proche. Donc si globalement il y a une sympathie envers le Venezuela, ce n'est pas non plus l'engouement.
- La Russie?
Elle est désormais complètement absente de Cuba. L'ambassade qui comptait à la "grande époque" plus de 3000 personnes est aujourd'hui bien vide.
J'ai cru remarquer que les Russes sont plutôt accueillis froidement. Il faut dire que Cuba vivait vraiment bien du temps de l'URSS et il a été très dur pour l'île d'arriver a se sortir la tête de l'eau.
... c'est d'ailleurs un bon moyen pour se débarrasser des relous... dites que vous êtes russes (ou irakien), commencez à les embrouiller en Russe (bon faut avoir un pote d'origine russe hein), finissez avec une bonne phrase cinglante en espagnol parfait et hop! Vous voilà tranquille!
... c'est d'ailleurs un bon moyen pour se débarrasser des relous... dites que vous êtes russes (ou irakien), commencez à les embrouiller en Russe (bon faut avoir un pote d'origine russe hein), finissez avec une bonne phrase cinglante en espagnol parfait et hop! Vous voilà tranquille!
- Le socialisme à la cubaine?
Le système tient par les devises des riches touristes capitalistes...curieux paradoxe.
- Si les autorités cubaines ne sont pas claires, que dire des américains? Il y a effectivement un blocus et il n'y a pas d'ambassade américaine... pourtant on trouve un établissement représentants les intérêts américains... intérêts financiers bien sur.
Il y a donc bel est bien du business qui est fait avec Cuba.
Et oui parfois on a l'impression d'être au royaume de l'hypocrisie... Comme la fois ou je me suis retrouvé à coté de la petite fille de Raul Castro dans une boite "branchée" de La Havane. La jeunesse dorée existe aussi à La Havane. Comme partout en somme...
La révolution cubaine est devenue un business après avoir été galvaudée à outrance.


Et cette séparation entre les touristes et les cubains est tellement forte qu'on a l'impression que la société de classe a été ré instaurée.
je ne sais pas ce qu'en penserait le Che au final...
Libellés : tourist(a)





































9 Commentaires:
mouai ca donne pas envie d y aller
surtout que les chiottes sont déguelasses...
Ouais enfin bon, mon point de vue est assez critique je dois bien le reconnaitre.
Le pays est tout de meme magnifique et je pense que ca vaut le coup d'y aller au moins une fois.
mais de la à y retourner ...je ne sais pas.
je pense que ton point de vue est assez objectif pour une fois ;)
Dans un pays anti US je m attendais à ce qu on prenne moins les touristes pour des portefeuilles ambulants (même si on rencontre le cas dans beaucoup de pays)
mais la vous voyagiez à la roots alors no comprendo.
alut anonyme!
;o)
En fait, je m'attendais à etre bien plus solicité par les "relous" mais c'est bien moins pire que ce que j'ai pu voir en république dominicaine.
Il faut bien comprendre que le gouvernement à une époque a bien martelé au peuple qu'il fallait "niquer" les touristes. Et chez certains c'est plus que du zèle.
En tout cas, la parade est très simple une fois que tu l'as comprise:
si le mec te fait payer un truc qui te parait cher et non justifié, tu lui demandes une facture et tu demandes s'il va déclarer cela aux impôts.
il faut le dire bien fort pour que tout le monde entende.
Et là en général, ça calme tout de suite les ardeurs ;o)))
bon ben voilà un magnifique buletin, ça ça a de la gueule et on a pas l'impression d'avoir perdu son temps à la fin !!
ptain en fait j'aimerais trop que tu sois sur msn, je crois que tu me manques en fait !!
en tout cas tiens moi au courant de tes plans de retour en france et tout, moi normalement le mexique c'est pour mi-juin !
en fait ce serait marrant de se voir en france je t'ai jamais vu en france moi hahahaha
Coucou!
content d'avoir de tes nouvelles -:o)
bon msn, nan je ne suis pas fan des microsofteries et pis tu sais tres bien que y a un truc qui s'appelle ichat et qui marche tres bien!!
tu reviens en juin alors? et ton cheri il vient te voir en france ou pas?
Intéressant. Cela dit les commentaires sur le blocus je ne comprends pas. Tu te bases sur quoi pour dire que c'est juste une excuse ?
Un lien intéressant:
http://vdedaj.club.fr/cuba/blocus.html
Saludos.
Salut,
il faut bien sur nuancer mes propos. Je n'ai pas tous les faits sous les yeux donc ma version est forcement déviée de la réalité.
Cela dit je me base sur mon ressenti et sur les divers opinions entendus à gauche et à droite.
Disons qu'il est clair que le blocus est un problème mais je pense que Castro y trouve son intérêt (Cuba parait parfois coupé du monde sur certains sujets), il peut donc contrôler plus facilement le peuple.
De plus, le blocus n'est pas un blocus total.
C'est à dire que cuba peut faire du biz avec n'importe quel autre pays, comme ils le font avec la chine et le venezuela.
Et moi ce qui me choque, c'est que le pays n'est pas un ilot. Les terres sont bonnes et ils auraient largement de quoi cultiver et élever.
Mais la réalité c'est qu'on ne trouve pas grand chose à part du porc, du riz et du tabac!
Pour finir, ce qui me dérange le plus c'est le biz qui est fait avec les entreprises américaines qui passent ouvertement à travers les interdictions tout simplement parce qu'elles sont si puissantes que même l'état américain préfère laisser faire...L'immeuble des intérêts financiers américains à la Havane en est la preuve...
Voilà c'est en gros pourquoi je pense que cet histoire de blocus n'est pas aussi simple qu'on pourrait le croire. Apres j'ai peut être complètement tord, j'en ai conscience ! ;o)
Merci pour ton lien en tout cas.
Il y a bien longtemps Cuba était considéré comme la Perle des Antilles.
Nous avons visité Cuba dix ans après la prise de pouvoir par Fidel Castro. Ce n'était plus le pays tel qu'on le décrivait habituellement.
Au vu de ce petit compte rendu du voyage les choses n'ont pas tellement évolué.
Bien sûr c'est un pays magnifique, mais compte tenu de la situation actuelle il faut souhaiter que les Cubains sortent du tunnel le plutôt possible.
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